Smoke, Ashes, Fable
vendredi 22 juin 2018
Trois voyages, trois expériences...
Smoke, Ashes, Fable
lundi 3 mai 2010
Récits de voyage à Paris

"le salon du dessin"
Événementielle.
Quelque chose de très officiel.
Les représentants de galeries,
boivent le champagne
au milieu de leurs collections.
Un vigile à l'accueil
guette hardiment à la bonne
application de la bienséance.
L'entrée n'est pas une sortie
et la sortie n'est pas une entrée.
Un événement d'état.
Bavardages et ventes.
Beaucoup de choses, du bric-à-brac.
Au bout du moment,
tout se ressemble.
L'environnement ambiant
formalise.
De façon très "parisienne".
Les fameuses coupes des expos
parisiennes ne sont pas
qu'un mythe.

"lucian freud"
Le corps massif.
On ressent le poids.
La chair, les variations
de la peau.
Les veines, l'usure.
La finitude.
L'usure du corps.
Dans sa plus simple fonction
d'enveloppe.
Désagrégé.
Subissant le temps.
Et l'autoportrait.
Le visage flou, brouillé.
Comme un reflet.
Le portrait-illusion.
De ne pas savoir qui l'on est
vraiment.
Une vision de soi-même.
Une dualité,
entre le corps qui marque
et l'esprit qui échappe.
Un contraste, vertigineux,
entre ce que l'on est
et ce que l'on croit être.

"l'église"
Dans un quartier populaire,
Une église classique.
Immense et déserte.
Les voitures s'enchaînent.
Les trottoirs arpentés.
Les gens passent.
Un bâtiment mort,
abandonné,
au milieu du passage.
La rosace est condamnée.
Les vitraux ne laissent
plus passer la lumière.
"Le tag"
A même le sol,
sur le bitume;
Un tag.
Un trace de pied
extraterrestre.
C'est très fort.
L'étrangeté et l'incompréhension
du lieu même où nous vivons.
La folie urbaine.
Et un sentiment de désappropriation.

"Le dessin au mur"
Gigantesque.
Un homme couché,
dont la tête explose
de buildings.
Un témoignage?
Un maghrébin âgé
est assis en face.
Il contemple.
Et nous dit en riant:
"que le dessin est
bien à sa place ici."
lundi 9 novembre 2009
La suite
Un climat digne d'un roman d'été.
Puis la découverte de la ville,
qui semble impossible à vivre
autrement que pendant les vacances
Tout est lent et beau
On s'enfonce dans l'agglomération.
Quelques chose d'étrange.
Les architectures se chevauchent.
Un sentiment de dégoût,
comme si la saleté s'y était déposée.
Une sorte de débauche, un étouffement de la modernité,
qui laisse divaguer à de sordides pensées.
Même la mer s'efface
devant le désespoir.

samedi 7 novembre 2009
Premières impressions du voyage en Sicile
le voyage
Ancien et moderne, jeune et vieux,
tout se mélange.
Une atmosphère fantomatique.
Des ruelles désertes.
Nous sommes emportés nul part
et partout à la fois.
Un pot pourri de civilisations et d'histoires.
L'existence absente.
Pourtant les vieilles dalles chantent.
Les pas lourds résonnent.
On est isolé.
Ce village est trop grand
pou un seul corps.
En traversant le chemin,
on s'y perd.
Chaque chose est à sa place,
irrémédiablement marqué.
S'approprier l'entièreté du contenu
est suffoquant.
Mystérieux et chargé,
c'est comme une mort
que de vouloir tout y accepté.

Erice,
Tout est paisible.
Des ruelles désertes.
Puis des bâtiments nus disent
"chut".
Un secret qu'il faut garder.
Taire.
La peur a tout submergé.
Et la honte.
Tout est immobile, figé.
La vie en réserve.
Le silence écoute les passagers.
Les murmures ne sont pas saisis.
Les Madones en témoignent.

jeudi 3 septembre 2009
Nouveau voyage
Les professeurs Daniel Dutrieux,Thomas Boucart et Viviane Guelfi vont nous accompagner.
Cette année nous allons aborder le dessin au service de l’animation

Vue panoramique d'Erice
Erice est une ville située au Nord-Ouest de la Sicile dans la province de Trapani (12 kilomètres de Trapani), sur le Mont San Giuliano, à 756 mètres d'altitude.
L'histoire d'Erice remonte à la préhistoire. La ville est un ancien site néolithique important (un des principaux) avec les Elymes (peuple considéré par certains comme les seuls autochtones siciliens). On trouvera par exemple les vestiges de la muraille cyclopéenne (VIème siècle avant Jésus Christ). Selon la légende, la ville aurait eté crée par Erice, le fils de Vénus et de Bute, le roi des Elymes, il y a bien longtemps (la date exacte n’est cependant pas connue). Erice est aussi une grande base carthaginoise aux VIème et Vème siècles avant J.C. Elle joue un rôle fondamental dans les luttes contre les grecs puis les romains. Erice commence à se développer à partir de 831 et l’arrivée des arabes. Conquise par le Comte Roger, en 1167, la ville devient Normande et s'appelle « Monte San Guliano » jusqu’en 1934 (Roger aurait vu en songe pendant le siège de la forteresse). La ville d'Erice était le siège d’un culte voué à une déesse mère (créatrice de l’univers, promotrice de la vie) sous trois époques majeures :
- à l’époque phénicienne,la déesse se nommait Astarté;
- à l’époque grecque,Aphrodite;
- à l’époque romaine,Vénus;
Le culte était rendu par des prostituées sacrées qui acomplissaient l'acte générateur de la vie avec des pèlerins de passage. A partir du Moyen-Âge la ville devient un centre médiéval: c'est une ancienne Acropole sur laquelle se trouvait le temple de Vénus Erycine. Au milieu du Moyen Age, elle atteint un plein essor avec l'influence Normande (château du XIIème et XIIIème siècles construit sur les ruines du temple de la Vénus Erycine )
Survol des activités de l'année scolaire 2008-2009

Volterra
En compagnie de Saskia Weyts responsable d’atelier, de Bernard Hubot, professeur de volume et espace, de Viviane Guelfi, professeur d’esthétique et d’histoire de l’art nous sommes partis en Toscane à Volterra
Le travail s’est effectué dans le paysage toscan ainsi que dans la ville étrusque et médiévale de Volterra. Nous avons logé à la villa Giardino, une ancienne demeure du XVII. Nous y avons mené une expérience créatrice, une vie en collectivité, un partage de savoirs et de saveurs.

Visite de l'Atelier de gravure de Volterra
Décembre 2008

Kiki Smith et autres artistes
Nous avons visité le Frac Picardie à Amiens, un lieu qui a dirigé son action artistique dans la voie du dessin

vue de l'exposition de"Anatomie, les peaux du dessin
www.frac-picardie.org













